vendredi 24 octobre 2014

Pique nique sur le motu Murimaora

Notre location à Huahiné comprenait un petit bateau en alu. Le pripriétaire nous avait montré sur un plan quels motus valaient le détour. A cause du temps, on a choisi le motu le plus proche, une plage tout au sud du motu Murimaora à l'est de Huahiné Iti. Titouan et son capitaine papa ont fait tout le trajet en bateau et nous ont récupéré à la marina juste en face. Inutile de dire à quel point Titouan se sentait fier !



On a trouvé un petit coin de plage bien tranquille mais très prisé par les moustiques. Du coup, on ne s'est pas trop éternisé, juste le temps de palmer un peu, de manger et de faire une course de bernards l'hermite.




Titouan a profité des conseils expert de son plongeur de père pour perfectionner l'utilsation du masque et du tuba. Pour l'instant, il reste dans les zones où il a "pied avec les mains", mais la respiration par le tuba ne semble pas lui poser trop de problème.





On nous avait averti que les enfants tombent malades de préférence pendant les vacances. Nous en avons fait l'expérience avec la varicelle et ses premiers boutons qui ont pointé la veille des vacances. Ca n'a pas eu l'air de trop gêner Titouan, il n'a pas eu de fièvre et les boutons ne le démangeaient pas trop. En même temps, il a eu droit à une douche antiseptique et de la pommade sur tous ses boutons 2 fois par jour. Par contre, la pédiatre nous avait déconseillé l'eau de mer. Certaines polynésiennes nous en ont vanté les vertus dans ce cas là. Etant donné la motivation de Titouan à apprendre à plonger, on ne pouvait pas l'en empêcher mais on s'est assuré de le rincer consciencieusement après chaque baignade.

Vue sur l'île haute
Vue sur le motu

mercredi 22 octobre 2014

Le tour de Huahiné

Deux fois par an, en septembre et en février, se tient à Tahiti le salon du tourisme. L'objectif est de promouvoir le tourisme local pour les résidents. Ainsi, Air Tahiti propose des billets à moitié prix pour toute réservation dans des pensions ou des hôtels des îles.
On voulait profiter de la venue de Thomas pour découvrir d'autres îles avec lui et on a ainsi pu lui obtenir les promotions du salon du tourisme. Tout tombait donc à merveille.
On a commencé notre escapade par Huahiné, qui se trouve également dans l'archipel des îles de la société. C'est une île plus sauvage, moins destiné au tourisme. D'ailleurs, il y avait un Sofitel qui a fermé, il ne reste que des pensions familiales. On a trouvé une villa en location avec voiture et bateau inclus.

Malgré une météo peu clémente pendant nos 4 jours sur place, on a eu un véritable coup de foudre pour Huahiné. Les gens sont vraiment chaleureux, il y a un "centre" avec un port de pêche, un grand faré tout ouvert qui doit servir pour les marchés, les rassemblements.
Guillaume avait eu une proposition pour un poste à Huahiné 3 mois après notre arrivée à Moorea, on n'a pas osé car on venait tout juste se s'installer, Titouan était inscrit à l'école et on commençait à découvrir Moorea, mais avec le recul la vie aurait été très douce ici aussi.


Bref, le lendemain de notre arrivée, à cause de la pluie, on s'est contenté d'un tour de l'île en voiture. On a commencé par le Nord.
On a vu les anguilles sacrées aux yeux bleus. Ce sont les mêmes que dans la marina de Papetoaï mais avec des yeux bleus, apprivoisées et dans une eau claire ... Les enfants jouent avec elles en sortant de l'école, nous ne sommes pas passés à la bonne heure pour y assister.

Nous sommes passés par l'ancien Sofitel où il ne reste rien hormis la plage, bien sûr.
Tout au nord, il n'y a pas de barrière de corail et on arrive directement sur l'océan. Comme vous pouvez le constatez, le temps était plutôt couvert mais il ne faisait pas froid pour autant, la saison des pluies approche à grand pas.







Nous sommes passé à la mauvaise heure pour accéder au musée historique et nous n'avons pas eu l'occasion d'y retourner par la suite.
Nous avons mangé dans un snack au "centre" donc, puis nous avons repris ma route vers le Sud.

Le grand faré tout ouvert du "centre"
Le snack roulotte

La vue sur Huahiné Iti (au sud) depuis un belvédère sur Huahiné Nui. Iti signifiant petit et nui grand.


En cherchant de la vanille, nous nous sommes arrêté dans un espèce de jardin tropical. Je ne saurais pas dire où c'était exactement ni comment ça s'appelait, il y avait juste un panneau vanille sur le bord de la route, mais la visite était fabuleuse. Il nous a montré tout un tas de fruits et fleurs qu'on connaissait de nom sans savoir à quoi cela ressemblait ou inversement. Evidemment, ça m'a donné envie de planter de tout dans mon jardin mais je ne suis pas sûre de voir arriver mes plantes à maturité, c'est dommage ... 

Le lagon peut aussi ressembler à ça après de bonnes pluies ...

vendredi 17 octobre 2014

La montagne magique

Pas très loin de chez nous, un particulier a construit une route en béton qui amène à un superbe point de vue sur Papetoaï et la baie d'Oponohu. On n'y était encore jamais allé car cette "montagne magique" n'est pas mentionnée dans les guides et il nous a fallu un peu de temps avant de découvrir son existence et son point de départ. Je ne crois pas qu'elle détienne quoi que ce soit de magique, j'imagine que sur un plan marketing, ça rend mieux ...

On a cru qu'on n'arriverait jamais à monter avec une notre petite citadine, un 4x4 sur ce coup là, ça aurait été plus sûr. En arrivant en haut, on a appris qu'il y avait une route plus douce pour la montée ...
Yes, we did it !
Une fois par mois, l'école pose un vendredi vert avec des réunions entre profs, donc nous étions au grand complet pour la ballade

Je vous laisse admirer le paysage.

La vue sur Papetoaï, avec sa marina déserte
et l'église octogonale au toit orange
Chez nous, c'est bien plus à gauche

La baie d'Oponohu et le Baul Bauguin (comme l'appelle Titouan)
La passe de Taotoï (à gauche)
où Guillaume amène ses clients observer les raies, requins
et autres petites bêtes aquatiques
La pointe de Tahiamanu et le Hilton,
avec ses bungalows sur pilotis

mercredi 15 octobre 2014

Le lagonarium

Cela faisait longtemps que l'on entendait de bons échos du lagonarium et que l'on voulait y passer une journée. Mais avec les emplois du temps décalés de Titouan et Guillaume, nous n'y étions pas encore allés.
Puisque nous avions des invités, Titouan a fait l'école buissonnière un mercredi, nous avons préparé nos sacs de plage, nous nous sommes arrêtés en chemin pour acheter du poisson frais et de bons fruits et le tour était joué.
Le principe du lagonarium est très simple. On nous emmène sur un motu dans le lagon. Le motu est ammenagé avec quelques petits farés individuels. Il y a un faré commun où on peut se préparer à manger et tout autour, le lagon. Deux fois par jour, ils nourrissent les poissons à proximité d'un jardin de corail. Les raies et les requins viennent aussi en profiter. Ils ont balisé tout le jardin de corail avec des cordes, ce qui permet d'en faire facilement le tour, il y a des centaines de poissons de toutes les formes et de toutes les couleurs. Titouan vous en dressera la liste à notre retour, c'est un expert de la faune sous-marine polynésienne.

le fare, tout simple


la cuisine commune, avec un barbecue
pour griller le poisson
Le bulbul à ventre rouge venu finir la casserole de riz

La journée est passée à toute vitesse. Evidemment les enfants étaient trop excités pour faire la sieste, même s'ils sont un peu petits pour profiter d'un tel endroit. C'était bien d'y être à plusieurs pour pouvoir se relayer auprès d'eux et pouvoir prendre son temps dans le jardin de corail.


lundi 13 octobre 2014

Les palmes

Thomas était attendu comme le messie par Titouan, car dans sa valise, il avait casé une paire de palmes !

Lui, qui joue tous les jours à plonger au fond du salon avec ses animaux en résine, ne rêvait que de ça pour pouvoir enfin plonger comme son papa ...

Et lorsque Thomas est venu le chercher à la sortie de l'école, Titouan, sautant de joie, lui a tout de suite demandé s'il avait emmené les palmes. Par chance ce jour là, le soleil était au rendez-vous et nous avons pu partir illico aux tipaniers pour essayer la paire de palmes.
Evidemment, Titouan a été assez déçu de constater que nager avec des palmes n'est pas inné et que cela demande un petit temps d'apprentissage. Il s'est fait peur quelques fois en n'arrivant pas à se remettre debout mais il était bien déterminé à apprivoiser ses nouveaux pieds.



dimanche 12 octobre 2014

Octobre à la plage

Je reprends doucement le fil de nos aventures.
Je vais commencer tout tranquillement par les quelques jours qui ont précédés l'arrivée de Thomas. Ce sont donc des journées classiques tous les 3 pendant que le patriarche gagne durement le pain familial à la sueur de son front ...

D'ailleurs, en parlant du patriarche, le voici, exténué après une rude journée de labeur !


Puis 2 petits épisodes à la plage : la plage des Tipaniers (le mot tahitien pour frangipanier) pour les jours de soleil, puis la plage d'en bas pour les jours moins heureux.

Titouan se débrouille de mieux en mieux dans l'eau. Le surf lui permet d'apprendre à gérer ses déplacements. Pas facile d'apprendre à nager avec 30 centimètres de fond, mais cela lui permet déjà d'être à l'aise. Albin s'éclate dans le sable, à faire des pâtés, à le jeter dans l'eau, à creuser, à dessiner, à remplir des seaux d'eau.





A la plage d'en bas, on trouve toujours de quoi s'occuper. Arriver le plus discrètement possible pour observer les crabes, poursuivre les rares bernards l'hermitte qui osent encore s'aventurer par ici, jeter des cailloux à la mer, escalader cet arbre biscornu dont je ne connais toujours pas le nom, faire des frayeurs à Maman en tombant à l'eau ! C'est arrivé une fois, évidemment j'étais juste à côté et là aussi il y a 30 cm d'eau. Albin ne panique pas et se relève tranquillement, il s'essuie le visage et retourne à ses jeux ...