samedi 17 mai 2014

Premier mois

Cela fait à présent un mois que nous avons posé le pied sur le sol polynésien.

Guillaume travaille depuis 3 semaines, il a l'air de bien s'y plaire, il a promis de vous raconter, il a encore 11 mois devant lui, alors patience ...

Comme c'est juste à côté de la maison et qu'il finit sa journée à 17h, ça coïncide pour nous à la fin du goûter, donc on va régulièrement le chercher au boulot. Titouan y est déjà très à son aise, il salue tout le monde puis va jeter quelques cailloux, histoire de pas perdre la main, et si le cœur lui en dit et qu'on a les yeux tournés, il va se baigner tout habillé

Notre premier mois d'installation

Après 2 semaines en pension, nous avons donc trouvé notre faré. On s'y installe petit à petit. On a accroché un deuxième hamac et une balançoire à l'arrière. On a même ramené du sable de notre dernière excursion pour mettre sous la balançoire.
Notre petit coin qui s'aménage

Les garçons sont contents de partager le même lit. Pour la sieste, il arrive même que j'arrive à les endormir ensemble dans le même lit, et je peux alors profiter du hamac pour bouquiner une bonne heure : royal ! Et puis après, je fais la vaisselle, je passe le balai et je prépare à manger, on n'est pas à l'hôtel non plus.
le grand lit fraternel
le repos des guerriers
De beaux rêves de dauphins et de tortues

Notre premier mois d'intégration

Bon, on en reparlera au deuxième mois ...
A part Norma, la voisine avec qui je discute un peu tous les jours, on n'a pas encore fait de rencontres. J'ai appelé pour inscrire Titouan à l'école, la rentrée aura lieu le 18 août donc on rencontrera certainement les parents de ses copains.
J'avais repéré une association de protection des tortues à l'Intercontinental. Sur leur site, ils étaient à la recherche de bénévoles, donc j'y suis passée. Bon, les 2 premières fois c'était des dimanche donc il n'y avait personne. Et quand j'ai trouvé quelqu'un pour m'accueillir, ils m'ont dit que leur tableau de bénévoles était déjà complet. Mince.
Sinon, il y a une bibliothèque à Pao Pao, un village à 15km de chez nous. Apparemment, ils cherchent aussi des bénévoles. Je n'y suis pas encore passée car je voulais d'abord profiter de leur bibliobus qui fait le tour de l'île régulièrement. A Papetoaï, notre village, il passe un vendredi sur 2 pendant 2h. La première fois, les garçons ont fait la sieste sur le créneau et la deuxième, je me suis trompée de vendredi. Donc, je retenterai ma chance vendredi prochain, à moins que j'aille directement à la bibliothèque mais je n'ai trouvé les horaires d'ouverture nulle part. Bref, patience, patience ...

Notre premier mois de cuisine tahitienne

On essaie de s'accoutumer aux produits locaux. A ma grande surprise, ce n'est pas le fromage ou la charcuterie qui me manque le plus mais les tomates ! Ici, elles coûtent 6€ au kilo et ont une sale tête. Du coup, finies les tomates. On s'est juste payé le luxe de s'offrir des tomates cerises pour aller pique niquer et je prévois d'en faire pousser dans le jardin mais je n'ai pas trouvé de graines en vente. On a tenté les tomates en boîte, mais elles sont cuites et dans les salades, ça donne un drôle de goût. Bref, les tomates, c'est un produit de luxe.
Le midi, on mange des salades bien fraîches : salade de riz, de pommes de terre, de pâtes, de nouilles chinoises. J'ai arrêté le taboulé, car sans tomate ça se résume à de la semoule au concombre et c'est pas terrible.
On a adopté le poisson cru à la tahitienne, je vous le recommande quand il fait chaud, c'est très frais et simple à faire. Il suffit d'avoir du thon frais sous la main. Les garçons en raffolent, ça fait donc partie de notre menu hebdomadaire.
Je me suis essayée aux petits pains au lait maison, ce fut toute une aventure. Dans les commerces, il y a une grosse étiquette "Produit congelé, ne pas recongeler" sur les paquets de pains au lait, donc ça ne m'inspire pas trop confiance et en plus, c'est pas donné. J'ai donc tenté le coup avec Titouan pendant une sieste d'Albin. Pour mélanger tous les ingrédients, tout allait bien, Titouan trouvait ça très ludique. Mais dès qu'on est passé à la phase de pétrissage, l'activité a perdu tout son charme. Titouan n'aimait pas que ça lui colle aux doigts et la pâte restait collante, j'y ai bien passé 20 minutes. J'ai donc abandonné, je l'ai laissé reposer toute collante. J'en ai profité pour me laver les mains et aller jeter un coup d’œil sur le net pour voir ce qui n'allait pas dans ma méthode. Et bien, on ne pétrit pas dans un saladier, on pétrit sur un plan de travail couvert de farine ... Comme Albin dormait toujours, j'ai retenté le coup, j'ai ressorti la farine et ma pâte à petits pains pendant que Titouan se concentrait sur des dessins de requins, avions et dinosaures (il se diversifie un peu). Et ma pâte s'est laissée pétrir docilement, victoire ! Bien sûr, Albin s'est réveillé pendant ce temps, mais Titouan en grand frère modèle (à ses heures) est allé le chercher et lui a préparé une banane le temps que je termine. La pâte a levé tranquillement et pendant la sieste de l'après-midi, ou les garçons ont gentiment dormi en même temps, j'ai pu finir les petits pains et les mettre à cuire dans un four datant de Mathusalem. Un four tout au gaz où il n'y a aucune température indiquée, on peut régler entre petite flamme et grande flamme. Enfin, les petits pains ont cuit, ils n'étaient pas plus louches que ceux du commerce et tout le monde s'est régalé.

Dans la série cuisine, les laitages sont chers, j'avais donc emmené ma yaourtière pour les faire nous mêmes. On a quand même acheté le yaourt de départ, made in fenua (produit localement) à base de lait en poudre. Je ne sais pas si c'est grâce au lait en poudre ou à la chaleur ambiante, mais ils étaient plus fermes qu'en France où ils sont souvent très liquides.

Notre premier mois touristique

C'est un peu mon regret de ce premier mois. Entre le boulot de Guillaume et les démarches administratives à faire les autres jours, on n'a pas pu trop visiter l'île. On est allé à la plage quelques fois, d'ailleurs on a fait un pique nique jeudi sur l'autre plage publique de l'île, la plage d'Opunohu. C'est la baie où mouillent les voiliers des voyageurs qui s’arrêtent à Moorea. C'est une grande plage ombragée. Comme c'était en semaine, il n'y avait pas trop de monde. Titouan a passé des heures dans l'eau à se raconter des histoires et Albin a même réussi à faire la sieste sous la tente.
La plage d'Opunohu



Il n'a peur de rien !





On prévoit de louer un bateau pour aller plus loin dans le lagon et voir le couloir des raies avec les garçons. Il y a un jardin tropical qui me tente bien, la route des ananas, des randos au centre de l'île. Enfin, on a des mois pour s'en mettre plein les yeux et on y manquera pas.

Le premier mois des garçons

Ils se sont assez bien acclimatés. Dans un premier temps, il réagissait beaucoup aux piqûres de moustiques, mais maintenant ils les tolèrent mieux. Quand on va à la plage, il faut avoir les yeux dans tous les sens. Albin court à quatre pattes vers la mer et Titouan va toujours plus loin à la recherche de cailloux. Jeudi, il voulait aller jusqu'aux maisons plus loin sur la côte ...
Titouan va jouer de temps en temps avec Enoha, le petit garçon de 4 ans des voisins. Il joue de plus en plus avec Albin, même si il réclame des moments de tranquilité à l'abri de la maladresse de son frère.
Titouan apprend à pêcher à son frère

Ils ont vite pris les habitudes polynésiennes : Titouan fait pipi dehors et Albin escalade partout. Dès qu'il fait chaud, on va à la mer ou on installe une petite piscine. Bref, ils sont ravis.
Albin, toujours prêt à gravir des montagnes
Voilà, en résumé notre premier mois polynésien. Il y en a 11 autres à venir, j'espère qu'ils ne passeront pas aussi vite ...

1 commentaire:

  1. Fais tourner ton adresse postale, je vais t'en envoyer des graines !
    La bise.
    Pierrot

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