mardi 20 janvier 2015

Ia orana i te matahiti api 2015

Bienvenue à la nouvelle année

Notre Dame de Fatima
Voici donc la plage derrière l'église Notre Dame de Fatima. Pur coin de paradis, très intime, où les familles polynésiennes viennent se retrouver le week-end. Les enfants jouent, les parents discutent et boivent l'apéro assis dans 40cm d'eau. L'éternel aplat turquoise du lagon, rehaussé par les mouvements de l'océan ...
Avec son petit équipement, Titouan longe la plage et croise parfois une raie curieuse. Souvent peureuse, elle fait vite demi-tour. Albin prend appui sur ses bras et joue à battre des pieds.
C'est une plage silencieuse ou seuls retentissent les rires des enfants et les bruits de vagues. La lumière y est douce, à l'ombre d'un grand arbre à kavas.




Chaudes journées de janvier

Malgré la saison des pluies, Janvier nous a offert de chaudes journées ensoleillées. Quand on ne va pas se rafraîchir à la mer, on installe la piscine à l'ombre d'un bâche. Les enfants s'inventent des jeux de pirates, de plongeurs tandis nous nous activons dans la maison.


Cerf-volant vole

La plage des tipaniers est très prisée par les kyte-surfers. C'est donc l'endroit idéal fait faire flotter le cerf-volant au dessus des cocotiers. Titouan a vite compris la technique et c'est encore plus agréable les pieds dans l'eau.
Un jour sans vent, des enfants d'une dizaine d'années jouaient au ballon dans l'eau. Titouan a demandé à les rejoindre, il a été admis dans le jeu sous la dénomination de "petit". Au bout d'un certain temps, il s'est affirmé : "Je ne m'appelle pas petit, je m'appelle Titouan, T.I.T.O.U.A.N. !"


Promenade équestre

Sur la route des ananas, perdu dans les hauteurs de Moorea, un ranch regroupe une bonne dizaine de chevaux. Titouan avait envie d'une ballade et nous le rappelait régulièrement. Nous avons donc profité des vacances pour y aller tous ensemble. A cause du temps menaçant, on a marché une demi heure autour des champs d'ananas. On s'est retrouvé au milieu de l'ancien cratère dans un paysage impressionnant. Titouan était ravi et Albin admiratif de son frère. Il a pu partager la monture de son frère pour la fin de la ballade, fier comme un coq et Titouan très protecteur.





Au centre du volcan



Je suis Charlie

La nouvelle nous est parvenue à notre réveil le lendemain matin. Nous avons suivi les évènements par internet, totalement abasourdis par toute cette haine. Malgré la distance, il a été difficile de penser à autre chose, les pensées se sont bousculées dans nos têtes pendant plusieurs jours. Les rassemblements aux 4 coins du monde nous ont émus. Lorsque nous avons vu qu'un rassemblement était organisé à Moorea, il était évident pour nous qu'il fallait y aller, pour partager cette indignation et nos émotions. C'est donc sur la plage que nous avons rejoint une quarantaine de personnes vêtues de noir. Nous avons fait une minute de silence avant d'être chassés par une forte pluie. Sur le sable, nous avons tracé le désormais célèbre "Je suis Charlie", orné de branches, coquillages, fleurs et pierres. Depuis son voilier, un homme nous a rejoint sur son paddle, puis est a fait vhemin inverse sous la pluie battante.




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